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Optimiser sa paie
7 min

Mannou • Mis à jour le 2 février 2026
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Un coup de bourre, un collègue malade, et voilà que vous demandez à votre salarié à temps partiel de prolonger sa journée. Une heure de plus, puis deux. Sur le moment, vous vous dites que vous gérez bien. Que vous êtes réactif, flexible, humain.
Sauf que, sans le savoir, vous venez peut-être d’enclencher un petit mécanisme bien vicieux. Ces heures en plus ont un nom, et un cadre légal strict. Ce sont des heures complémentaires.
Concrètement : comment calculer les heures complémentaires, quelles majorations appliquer, et comment éviter les erreurs RH coûteuses ?
Parce que oui, les heures complémentaires sont utiles, pratiques, mais mal maîtrisées, c’est un terrain miné : erreurs de paie, tensions internes, litiges qui coûtent cher et confiance qui s’effrite.
Dans cet article, on va voir ce qu’est vraiment une heure complémentaire, comment la calculer correctement, comment l’appliquer sans se tromper… et surtout comment gérer les heures complémentaires proprement avec un outil de gestion RH comme Esperoo, sans stress et sans mauvaise surprise.
Dans le cadre d’un contrat à temps partiel, il arrive que l’employeur propose quelques heures en plus, de manière ponctuelle.
Ces heures en plus, tant qu’elles ne font pas franchir le seuil des 35 heures hebdomadaires, portent un nom bien précis : ce sont des heures complémentaires.
Elles viennent s’ajouter au volume d’heures prévu au contrat, sans pour autant faire basculer le statut vers un temps plein.
Le hic ? Beaucoup confondent les heures complémentaires avec les heures supplémentaires, qui, elles, concernent les temps pleins. Et là, c'est le début des embrouilles.
Heure complémentaire : salarié < 35h/semaine. Majoration spécifique.
Heure supplémentaire : salarié à 35h ou +. Majoration différente.
Les heures complémentaires sont strictement encadrées par le Code du travail. Et elles concernent une multitude de secteurs :
Services à la personne (aide à domicile)
Fonction publique territoriale (FPT)
Exemple : vous embauchez un salarié à 28 heures par semaine. Toute heure au-delà de 28h est complémentaire. Et chaque minute compte.
- Concernent uniquement les salariés à temps partiel
- Correspondent aux heures travaillées au-delà du contrat, sans dépasser 35 heures par semaine
- Majoration obligatoire prévue par la loi : +10 %, puis +25 %
- Plafond légal : 10 % de la durée contractuelle
- Extension possible jusqu’à 1/3 du contrat, uniquement en présence d’un accord collectif
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En résumé : deux seuils, deux majorations, et zéro place pour l’approximation.
C'est ici que 90% des erreurs sont commises. La gestion manuelle est une invitation au désastre.
Le calcul des heures complémentaires n'est pas une simple addition. C'est une opération à plusieurs étages, dictée par une règle de majoration non négociable.
Retenez bien ces deux seuils. Ils sont votre boussole :
Toutes les heures complémentaires effectuées dans la limite de dixième de la durée de travail prévue au contrat sont payées avec une majoration de 10%.
Exemple : Votre salarié a un contrat de 20 heures par semaine. Le seuil de dixième est de 2 heures. Les deux premières heures complémentaires qu'il effectuera seront donc payées 10% plus cher.
Toutes les heures effectuées au-delà du dixième et jusqu'à la limite maximale de tiers de la durée du contrat, sont payées avec une majoration de 25%.
Exemple : Votre même salarié de 20 heures par semaine effectue finalement 5 heures complémentaires dans la semaine :
Les 2 premières heures sont à +10%.
Les 3 heures suivantes (pour aller de 2h à 5h) sont à +25%.
Vous voyez le casse-tête ? Imaginez faire ce calcul pour 15 salariés à temps partiel chaque semaine sur un coin de tableur Excel.
Une erreur de formule, un oubli, une distraction... et la fiche de paie est fausse. Le salarié, lui, s'en rendra compte. Et c'est le début des ennuis.
Voici un tableau récapitulatif du calcul et de la majoration des heures complémentaires :
Attention : dépasser ces seuils expose l’employeur à une requalification du contrat en temps plein.
- Encadrement légal prévu par les articles L3123-28 à L3123-33
- Majoration obligatoire des heures complémentaires : aucun accord individuel ne peut y déroger
- Abus répétés possibles → requalification du contrat en temps plein
- Prescription de 3 ans pour les rappels de salaire liés aux heures non payées ou mal majorées
Rien à interpréter. La règle est écrite noir sur blanc.
- Les payer au taux normal, comme si de rien n’était
- Les confondre avec des heures supplémentaires
- Dépasser les plafonds légaux sans accord collectif
- Ne pas tracer précisément les horaires réellement travaillés
- Laisser les managers décider à l’oral, sans cadre ni preuve
Ce sont toujours les mêmes erreurs, et ce sont toujours elles qui finissent devant les Prud’hommes.
Une heure complémentaire non payée ou mal calculée n'est pas une simple erreur administrative. C'est un poison qui se diffuse lentement dans toute votre organisation.
Quand un salarié à temps partiel réalise qu’on lui a oublié des heures ou mal payé ses compléments, il a un levier simple : les Prud’hommes. Et dans ce genre d'affaires, les juges tranchent très souvent en faveur du salarié.
Les sommes à verser peuvent vite grimper : heures impayées, majoration heures complémentaires oubliée, dommages et intérêts. Et si cela s’est répété sur plusieurs mois, voire plusieurs années, avec plusieurs collaborateurs… c’est l’hémorragie. Une fuite d’argent invisible, mais bien réelle.
Un salarié à temps partiel qui enchaîne les semaines à 34 ou 35 heures a le droit de demander à être reconnu comme salarié à temps plein. Et dans bien des cas, la justice lui donne raison.
Cela signifie que vous devrez lui verser le différentiel de salaire depuis le début de la situation. Sans oublier les cotisations URSSAF qui vont avec. Et là, ce n’est plus une erreur : c’est une requalification rétroactive, avec un effet boomerang violent sur vos finances.
La fiche de paie est sacrée. C’est l’un des rares éléments tangibles du lien de confiance entre employeur et salarié. Si elle est fausse – même d’un rien – c’est toute la relation qui se fissure.
Le salarié se sent floué, trahi. Il doute. Il se démotive. Et souvent, il finit par partir. Non pas parce que le travail ne lui plaisait pas, mais parce que l’entreprise n’a pas respecté sa parole.
Chaque erreur d’heures complémentaires entraîne des corrections de paie, des réponses à donner, des tensions à gérer.
Résultat : les RH passent leurs journées à éteindre des incendies, au lieu de construire une stratégie durable.
Le recrutement, la formation, l’amélioration du climat social ? Tout est mis en pause. Et l’entreprise finit par payer cher cette désorganisation, à tous les niveaux.
Il arrive un moment où bricoler n’est plus une option. Multiplier les tableurs, jongler avec des chiffres à la main, et croiser les doigts pour que tout soit juste… Ce n’est plus viable.
Avec Esperoo, chaque heure complémentaire travaillée est automatiquement enregistrée grâce à une pointeuse en ligne fiable.
Esperoo ne calcule pas la paie, mais sécurise en amont le temps de travail, les plafonds d’heures complémentaires et les alertes RH.
Vous recevez aussi des alertes dès qu’un salarié s’approche de son plafond d’heures complémentaires. Vous anticipez, vous ajustez, vous restez dans les clous. Simple, efficace, sécurisé.
Et ce n’est que le début :
En bref, vous passez d’une gestion à l’aveugle à une gestion administrative maîtrisée. Vous protégez votre trésorerie, vous renforcez la relation de confiance avec vos équipes, et vous libérez vos RH pour ce qui compte vraiment.
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L’heure complémentaire, c’est ce qu’on demande à un salarié à temps partiel quand il travaille plus que prévu dans son contrat, sans atteindre les 35 heures hebdomadaires.
À l’inverse, une heure supplémentaire concerne les salariés à temps plein, qui dépassent les 35 heures. Ce sont deux mondes différents, avec leurs propres règles.
Les heures complémentaires ont des plafonds précis, des majorations spécifiques, et ne doivent surtout pas être gérées comme des heures supplémentaires. Sinon, gare aux litiges.
Un salarié à temps partiel peut faire jusqu’à 10 % d’heures en plus par rapport à son contrat de base. Ce seuil peut être étendu jusqu’à un tiers de sa durée contractuelle, mais seulement si un accord collectif le prévoit.
Il y a deux niveaux de majoration :
Ces taux sont obligatoires, même si le salarié a accepté de faire ces heures. Un oubli de majoration ? Et c’est une fiche de paie non conforme.
Oui. Sauf si son contrat ou une convention collective le prévoit clairement, un salarié à temps partiel peut dire non. Et il a ses raisons : surcharge, fatigue, imprévu personnel.
Le refus ne peut pas être sanctionné si les limites sont dépassées ou si le salarié n’a pas été prévenu à temps. C’est une protection légale, prévue pour éviter les abus.
Oui. Obligatoirement. Les heures complémentaires doivent apparaître clairement sur le bulletin de paie, avec leur nombre exact et leur taux de majoration (+10 % ou +25 %).
Si ces heures ne sont pas visibles ou mal détaillées, la fiche de paie est considérée comme non conforme.
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